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  • oliviermazuel

LE DATA OUI, LA CHIANLIT NON

Enfin le métier du Data s’étale sur la place publique, se déverse dans les diners parisiens, remplit des pages dans les rédactions de Paris-Match, Voici et autres BFM. C’est une éclatante victoire de tous ces vieux statisticiens, vieux analystes, vieux développeurs et neo Datascientist. Enfin le métier et sa puissance de frappe sont reconnus par le plus grand nombre … par un trop grand nombre… Lâcher en pâture l’AI (… Artificial Intelligence pour les non-initiés qui n’existent quasiment plus), le deep (ou Machine pour certain) Learning, les réseaux de neurones et plus globalement tous les applicatifs qui en découlent (Reconnaissance facial, Bot,…) a tendance à désorganiser grandement sa compréhension et son bon usage au sein des entreprisesEn entendre parler aussi facilement et aussi quotidiennement nous fait oublier que c’est une matière complexe, difficile à manipuler, encore en phase évolutive, encore à un stade élémentaire et surtout onéreuse si mal cadrée en amont.Le grand bénéfice de cet emballement est la priorisation du sujet au sein des sociétés. Ce sont des projets qui remontent très facilement au sein du top management et dans les tops priorités. Pour chaque dirigeant d’entreprise, il y a une nécessité à avoir son projet en Big Data, son POC, son Datalake. Cette frénésie évidente entraine déjà des dérives intellectuelles (trop d’acteurs se positionnent opportunément sur ces sujets) et financières (trop de projets vont aller dans le mur et couter cher car mal pensés). Il est temps d’avoir un peu plus d’humilité, de lucidité et de passer par un minimum de formation (et de réflexion) pour bien comprendre les tenants et les aboutissants … qui peuvent être en effet multiples. J’ai le sentiment que l’emballement généralisé a manifestement entrainé un glissement vers la facilité et dans certains cas vers l’inutilité (cf. par exemple certaines premières remises en cause par exemple des DMP, trop gourmandes, trop complexes, trop inopérables ou certain BOT mal développés et ridiculisant votre marque ou des POC non viables sous la tendre férule du RGPD)  Les concepts et les buzzword fleurissent plus vite que les vraies idées. Parce que le point de départ reste et demeure toujours l’idée, l’utilité pour les consommateurs, l’utilité pour le marché. Il faut bien réfléchir et cadrer ce que l’on veut avant de lancer la grosse Bertha du Data. Certes le champ des possibles s’est considérablement élargi mais le revers de la médaille est que la bonne idée est encore plus complexe à faire émerger.C’est pourquoi Créativité et Data sont inéluctablement de plus en plus intimement liées. C’est pourquoi les personnes, les structures (regardez le succès insolant d’une boite comme Artefact) sont les vraies pierres angulaires des futurs projets Big Data qui vont réussir. Jeunes datascientists, soyez intelligemment créatifs et vous serez encore plus riches qu’aujourd’hui (…et oui c’est possible). Vous avez un vrai pouvoir entre les mains si vous associez votre culture de l’algorithmie à la capacité à innover juste. Ouvrez donc vos écoutilles et réconciliez vos deux hémisphères.Jeunes ou moins jeunes PDG, donnez le pouvoir (… et un peu vos parts) à ces profils rares qui vont inévitablement le prendre. Miser sans risque pour profiter pleinement du Big Data … et éviter le Bug Data, la chienlit** terme Old school exhumé pour les  50 ans de Mai 68 

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